3- Le droit pour le bailleur de rompre un bail professionnel
Principe de résiliation par le bailleur du contrat de bail professionnel
Le bailleur professionnel est plus libre que le bailleur commercial quant à la rupture du contrat. Il n’y a ni droit au renouvellement, ni indemnité d’éviction comme dans un bail commercial ! Le propriétaire peut ainsi librement mettre fin au bail professionnel à son échéance sans être tenu de justifier d’un motif spécifique. Le bailleur doit simplement donner congé au locataire par lettre recommandée, 6 mois avant la fin du contrat. De même, lorsqu’il récupère le local dans une optique de vente, le locataire ne dispose d’aucun droit de préemption, sauf dans le cas d’un bail mixte mêlant entreprise et habitation.
Action de la clause résolutoire
Lorsque le contrat contient une clause résolutoire, le bailleur peut invoquer la résiliation automatique de plein droit et sans préavis du bail professionnel. Elle permet d’obtenir l’éviction du locataire sans avoir recours à la justice lorsque le locataire manque à ses obligations contractuelles : défaut de paiement du loyer, dégradation des locaux, etc. La clause suppose une mise en demeure préalable du bailleur. Lorsqu’elle reste infructueuse, il suffit de faire constater le jeu de la clause résolutoire afin d’obtenir un titre exécutoire pour expulser le locataire et récupérer le montant des loyers impayés.
Résiliation judiciaire pour manquement contractuel
Sans clause résolutoire, le bailleur peut aussi mettre fin à tout moment au contrat dans le cas d’un manquement du locataire à ses obligations. Il doit alors poursuivre en justice la résiliation judiciaire du bail professionnel devant le tribunal d’instance de situation du local. Il peut ainsi justifier d’un défaut de paiement après un commandement infructueux ou de toute autre faute locative. Mais, le juge dispose d’un pouvoir d’appréciation souverain sur les manquements du locataire.
La résiliation judiciaire du bail professionnel concerne généralement :
- Le défaut répété du paiement du loyer ;
- La violation du règlement de copropriété ;
- Le changement de la destination des locaux sans accord du propriétaire ;
- L’exercice d’une activité non-autorisée ;
- La sous-location non autorisée ;
- Le refus d’entretien et de travaux essentiels.
Vous êtes propriétaire et souhaitez proposer des bureaux à la location ? Vous exercez une profession libérale et recherchez un bail professionnel pour votre entreprise ?
Vous souhaitez mettre fin à votre bail professionnel et vous êtes à la recherche de successeurs ?