glenn-carstens-peters-npxXWgQ33ZQ-unsplash

Gestion locative digitalisée : définition et enjeux

C’est un fait incontestable et incontesté : à tous les niveaux, notre société est engagée dans un processus de digitalisation. Même si le secteur de l’immobilier d’une manière générale et celui de la gestion locative en particulier a longtemps résisté à cette mouvance, la révolution numérique est en marche, autant pour les contrats d’habitations que pour les baux commerciaux. Espace de coworking à la demande, baux simplifiés, cette digitalisation s’accompagne souvent d’une offre personnalisée, sinon plus flexible, pour répondre à des besoins nouveaux.

Qu’est-ce que la gestion locative digitalisée ?

La gestion locative digitalisée permet de dématérialiser les documents échangés entre les agences d’une part, les locataires et les propriétaires d’autre part. Ainsi, tous les actes liés à la location peuvent désormais être traités à distance, sauf la dernière étape de l’état des lieux et la remise des clefs bien sûr.

Le bail numérique

C’est la loi ELAN de 2018 qui a amorcé ce changement tardif dans les pratiques. ELAN signifie “ Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique.” Elle a prévu l’instauration du numérique, avec un contrat de location dématérialisé et signé électroniquement.

L’acte de cautionnement numérique

Plus besoin non plus de fournir un acte de cautionnement manuscrit. L’attestation de caution solidaire peut également être envoyée par voie digitale.

L’état des lieux avec tablette

L’état des lieux nécessite toujours bien sûr la rencontre sur place des deux protagonistes, mais il est enregistré sur tablette via des applications dédiées. Tout est plus clair, les informations des précédents états des lieux sont enregistrées et disponibles pour les suivants : le gain de temps est considérable, la transparence est totale pour les locataires puisque accompagnées de nombreuses photos.

L’accès au dossier pour le bailleur et le locataire

Grâce à des espaces dédiés aux candidats, locataires et propriétaires, chacun peut consulter à tout moment le dossier et avoir accès aux quittances de loyer, aux contrats de bail ou aux mandats de gestion, aux relevés de compte pour les propriétaires, etc. C’est aussi un moyen plus simple pour eux de communiquer avec les agences, notamment quand des interventions dans les logements sont nécessaires.

La visite virtuelle

Devenu un argument majeur, la visite virtuelle permet d’accroître le nombre de candidatures de manière significative. Elle propose un expérience beaucoup plus immersive, notamment grâce à des caméras professionnels qui rendent la 3D avec un réalisme bluffant. Pour les agences qui se concentrent sur la gestion locative de biens meublés, les visites virtuelles leur permettent de se passer de visites physiques : les candidats se déplacent virtuellement comme s’ils étaient dans l’appartement, les meubles sont déjà en place et cela leur permet de se projeter.

À quels besoins répond la gestion locative digitalisée ?

Dire que les acteurs historiques de l’immobilier sont restés au moyen-âge est un doux euphémisme. Tandis que naissait boursorama en 2003, un service de banque en ligne qui révolutionnait le service bancaire, les agences immobilières classiques mettaient 6 jours à répondre à une demande de leur locataires ou de leur propriétaires… Au delà d’une expérience simplifiée, la révolution digitale de la gestion locative répond à des besoins de réactivité, de rapidité de traitement des demandes et de plus de flexibilité. Dernier point mais pas des moindres, l’automatisation des tâches permet des économies d’échelle qui se retrouvent dans les prix avantageux.

Un gain de temps considérable et des tarifs avantageux

Pour un bailleur qui n’habite pas dans la ville où se trouve son agence, l’avantage d’une plateforme digitale est considérable en termes de temps de déplacements, mais aussi de traitements des dossiers, surtout avec la période très particulière que nous traversons. Tous les échanges se font beaucoup plus rapidement.

Il en va de même pour les agences elles-mêmes, capables grâce à l’automatisation de certaines tâches de réduire le temps de traitement des dossiers et leur coûts. Les tarifs de leurs offres est souvent deux fois moins chers que celui pratiqué par les agences traditionnelles.

Un parcours digitalisé complet

Que ce soit pour les locataires ou les propriétaires, la digitalisation couvre tout le processus : visite virtuelle, dépôt de dossier en ligne, contrat de bail, caution solidaire, état des lieux, quittances, etc. Mon Bel Appart, agence de gestion locative à Lyon, réceptionne ainsi des candidatures de toutes la France, notamment de la part d’étudiants qui n’ont pas forcément le temps ou l’argent pour entreprendre un déplacement et visiter physiquement des appartements.

La réponse apportée aux problématiques actuelles du covid est totale : aucune rupture d’activité en dépit des mesures sanitaires.

Enfin, au-delà de ces démarches et de la dématerialisation du process, les agences proposent souvent un parcours très cadré, rassurant où la transparence est de mise.

Une réponse à la demande de flexibilité

La digitalisation s’accompagne d’une flexibilité dans l’offre. Cette volonté marquée de la part de ces nouveaux acteurs leur permet de se différencier des acteurs historiques et de toucher une clientèle plus jeune, plus exigeante. Une stratégie qui s’avéra payante sur le long terme.